Références

Saviez-vous que vous pouvez acheter des carpes de roseau entre autres en Alberta, Ohio, Pennsylvanie et à New York pour contrôler les herbes dans les piscicultures ?


Saviez-vous que ces carpes sont supposés être stérilisées mais que le processus n’est pas efficace à 100% ?


Saviez-vous qu’il était possible d’acheter des carpes de roseau vivantes en Ontario et qu’il est fort possible qu’elles aient été libérées directement dans le Lac Ontario ?


Est-ce que le ministère est en mesure de faire cesser la pratique de la vente de carpe à roseau vivant dans les juridictions des affluents du Saint-Laurent ? Asian Carpe Response in the Midwest dont fait parti le MFFP ne semble pas croire que ça puisse se faire dans un horizon même lointain.


«Les informations disponibles à ce jour ne permettent pas d’estimer l’abondance de cette espèce ni de vérifier s’il y a reproduction et recrutement dans le fleuve.» Le ministère n’est pas en mesure de conclure qu’il existe une population viable dans le fleuve, mais conclut que l’interdiction de la pêche aux menés vivants est son seul mécanisme pour contrer la propagation d’une espèce qui nous arrive des États-Unis et probablement de l’Ontario ?


Quel est le plan du ministère pour détecter la présence de carpe de roseau en empêchant la pêche commercial aux menés ? C’est tout de même un pêcheur commercial qui a récupéré le spécimen de Contrecoeur et non des intervenants du Ministère. Aucune carpe asiatique n’a été capturée lors des différents inventaires du réseau de suivi ichtyologique (RSI), qui est l’outil sur lequel repose toute la gestion des espèces piscicoles du couloir fluvial de la part du Ministère de la forêt de la faune et des parcs (MFFP).


Le ministère ne semble pas disposer de l'expertise biologique nécessaire pour faire face à l'arrivée de nouvelles espèces dans le fleuve.

«Une première carpe de roseau a été capturée le 27 mai 2016 à Contrecœur par un pêcheur commercial. Au moment de sa capture, la taille et le poids records de cet individu (1,26 m et 29 kg) ainsi que l’état de son système reproducteur donnaient à croire qu’il s’agissait d’un spécimen âgé de plus de 15 ans, probablement stérile. L’analyse approfondie des structures osseuses et des organes du spécimen, en collaboration avec les spécialistes de cette espèce en Amérique du Nord, a toutefois permis d’établir qu’il s’agissait d’une femelle fertile âgée d’environ neuf ans.»


Nous ne trouvons, pour l’instant, aucune littérature scientifique faisant mention de la découverte d’alevins ou de fretins de carpe de roseau, en effet aucune capture n’a été réalisée lors des nombreuses pêches du réseau de suivi ichtyologique (RSI) du MFFP. Nous aimerions savoir sur quelle base le ministère conclut qu’il serait possible que la pêche aux menés vivants soit un vecteur de propagation dans ces circonstances ?